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Rebondissement sur la Mort d’un automobiliste à Poissy : un policier mis en examen pour meurtre

Le policier qui a tué par balles un automobiliste à Poissy après une longue course poursuite de Paris à Poissy dans les Yvelines a été mis en examen pour homicide volontaire, indique le parquet de Versailles ce samedi 24 octobre 2020. Une mise en examen qui fragilise la thèse de la légitime défense avancée juste après les faits.

Rappel des faits :  La nuit du samedi 17 octobre, un policier a tué un automobiliste de 28 ans après une longue course-poursuite entamée dans la capitale. Ce samedi 24 octobre, on apprend qu’il a été mis en examen pour homicide volontaire, selon le parquet de Versailles. 

« Les premiers éléments de l’enquête (…), l’autopsie et les éléments techniques n’ont pas permis pour l’instant d’aller dans le sens de la légitime défense », a estimé le ministère public, confirmant une information du Parisien. Mis en examen, ce policier de la brigade anticriminalité (BAC) Paris a été placé sous contrôle judiciaire.

La légitime défense remise en cause

Le parquet et une source policière ont présenté une première version des faits quelques heures après l’incident, le policier avait ouvert le feu sur le véhicule qui lui fonçait dessus. La voiture avait été repérée par la BAC, sur le périphérique parisien. Le conducteur refusait alors d’obtempérer et prenait la fuite : une course-poursuite s’engage alors sur l’autoroute A13 jusqu’à la ville de Poissy dans les Yvelines, où le conducteur stationne sa voiture. Le policier sort alors de son véhicule et l’automobiliste redémarre, « mettant en danger le policier qui, au passage de la voiture, ouvre le feu et blesse mortellement le conducteur », avait assuré le parquet de Versailles la semaine dernière. Deux enquêtes avaient d’ailleurs été ouvertes : l’une, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour éclaircir les circonstances du tir du policier, l’autre menée par la Sûreté départementale pour refus d’obtempérer et tentative d’homicide.

Dans cette première version, l’enquête a remis en cause, les premiers éléments qui ne permettent pas de certifier que la voiture à foncé sur le policier. « C’est un constat de sa part, une impression. (…). La seule chose plutôt établie, c’est que la voiture a bougé, a roulé. A vive allure ou pas, ça, on ne le sait pas encore », a précisé le parquet à l’AFP.

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